[Critique] Quai d'Orsay

Quai d'Orsay 2013

Les films politiques français sont assez rares même si récemment on en voit un peu plus avec L'Exercice d'Etat ou La Conquête. Alors quand Bertrand Tavernier nous sort une certaine caricature de ce monde avec Quai d'Orsay, je dis "Banco".

Certes ce n'est pas le style habituel du réalisateur mais justement ce petit pari fut rudement relevé et même réussi.

Le film est très bien rythmé, et d'une fluidité folle, on s'ennuit pas dès le début. Même si par la suite, Quai d'Orsay perd un peu de sa vitesse c'est par son format que le film est intriguant car celui-ci se centre autour de discours que doit écrire le personnage principal campé par Raphael Personnaz pour le ministre des affaires étrangères campé par Thierry Lhermitte. Si le film est vraiment marrant dans les frasques du ministre, il est aussi long par ses discours qui sont assez inégales, le deuxième étant plus long que les autres.

Le film est assez répétitif mais le personnage du ministre rattrape le tout avec ses divers citations issu du grec Héraclite, ses mouvements continuels, son jeu politique, calculateur. On est pas déçu par Lhermitte qui nous sort un de ses plus beaux rôles, Personnaz aussi s'en sort bien, mieux que dans Le Bonheur des Ogres, il est magnifiquement poussé par le talent de son collègue. Puis Niels Arestrup est impressionnant en chef de cabinet. 

Après certains verront des allusions à l'ancien premier ministre Dominique De Villepin car le film est une adaptation d'une BD du même nom d'Abel Lanzac et Antonin Baudry qui ont travaillé pour le ministre. On a de temps en temps un manque de force dans le film.

Au final, Quai d'Orsay a des défauts mais reste un film sympathique qui nous fait rire et nous donne une assez bonne caricature politique. 

Quai d'Orsay 2013

Une très bonne comédie qui nous montre la politique sous un autre jour, Lhermitte excellent, un bon rythme et de bonnes rigolades.

Note :

Note-7-10

 

Quai d'Orsay
Réalisé par Bertrand Tavernier
Avec Thierry Lhermitte, Raphael Personnaz, Niels Arestrup,...

Date de sortie: 6 Novembre 2013

Genre: Comédie

Synopsis: Alexandre Taillard de Worms est grand, magnifique, un homme plein de panache qui plait aux femmes et est accessoirement ministre des Affaires Étrangères du pays des Lumières : la France. Sa crinière argentée posée sur son corps d’athlète légèrement halé est partout, de la tribune des Nations Unies à New-York jusque dans la poudrière de l’Oubanga. Là, il y apostrophe les puissants et invoque les plus grands esprits afin de ramener la paix, calmer les nerveux de la gâchette et justifier son aura de futur prix Nobel de la paix cosmique. Alexandre Taillard de Vorms est un esprit puissant, guerroyant avec l’appui de la Sainte Trinité des concepts diplomatiques : légitimité, lucidité et efficacité. Il y pourfend les néoconservateurs américains, les russes corrompus et les chinois cupides. Le monde a beau ne pas mériter la grandeur d’âme de la France, son art se sent à l’étroit enfermé dans l’hexagone. Le jeune Arthur Vlaminck, jeune diplômé de l’ENA, est embauché en tant que chargé du “langage” au ministère des Affaires Étrangères. En clair, il doit écrire les discours du ministre ! Mais encore faut-il apprendre à composer avec la susceptibilité et l’entourage du prince, se faire une place entre le directeur de cabinet et les conseillers qui gravitent dans un Quai d’Orsay où le stress, l’ambition et les coups fourrés ne sont pas rares... Alors qu’il entrevoit le destin du monde, il est menacé par l’inertie des technocrates.